Commerce international, croissance et développement

Commerce international, croissance et développement

 

I-Libre échange, protectionnisme et croissance

1)    L’extension des échanges internationaux

a)     La mondialisation des économies

 

Mondialisation : « émergence d’un vaste marché mondial des biens, des services, des capitaux et de la force de travail s’affranchissant de plus en plus des frontières politiques entre les Etats et accentuant les interdépendances entre les pays » S. d’Agostino-La mondialisation (2002). On parle aussi de globalisation.

 

Michalet parle de « village planétaire » dans Le capitalisme mondial (1976).

A partir de 1945 libéralisation des échanges avec accentuation du phénomène durant les 1980’s. Pour cela 3 étapes : intertionalisation des échanges, investissements et implantations d’unités de pion à l’étranger (FTN), globalisation financière.

 

Les exportations tirent la croissance éco (ex : en France= 1 /4 de la croissance).Si ralentissement de la croissance => baisse ou ralentissement des exportations.

 

b)  Nature des échanges

 

Des biens : produits primaires, produits manufacturés

Des services : films étrangers, services financiers, télécommunication… Représente 20% des échanges.

Attention les dépenses des français à l’étranger sont considérées comme des importations ! A l’inverse les dépenses des étrangers en France sont des exportations.

Des capitaux : mise en place d’un marché unifié de l’argent grâce à règle des 3D (désintermédiation, décloisonnement et dérèglementation). Investissement de portefeuille (logique spéculative) et IDE (logique industrielle).

 

Etude de la structure  + nature des échanges :

Majorité des exportations française porte dur les produits issus de l’industrie.

Très faible part des produits agricoles dans les exportations.

Tendance à des échanges croisés intra branche.

 

Le taux de couverture = (exportations/importations) x 100. Donne le solde de la balance commerciale qui peut être excédentaire (>100%), à l’équilibre (=100%) ou déficitaire (<100 %). La France est en déficit à cause de sa facture énergétique.

 

Les échanges ont principalement lieu avec l’UE (63%) suivi de l’Asie et de l’Amérique => commerce intra zone (avec des pays ayant le même niveau de développement).

L’Allemagne est le 1er partenaire commercial français.

 

Le déficit commercial continue de se creuser malgré une croissance des exportations car les importations augmentent plus rapidement. Et manque de compétitivité des entreprises françaises. Au niveau des services-> balance excédentaire.

 

c)  De l’ancienne à la nouvelle DIT

 

Division Internationale du Travail : chaque pays se spécialise dans un domaine de production.

 

Jusqu’aux 1970’s : DIT traditionnelle (ou DIT de complémentarité). Les pays industrialisés sont spécialisés dans produits manufacturés et pays du Sud dans la production et l‘exportation de produits primaires.

A partir de 1980’s : NDIT (ou DIT de concurrence). Les pays industrialisés sont spécialisé dans les produits à fort VA de même que les pays émergents. Les pays du Sud et du Moyen Orient s’occupent des produits primaires.

 

d)     Commerce intra branche, commerce intra zone et Triade

 

Commerce intra branche : tendance à échanger de biens qui sont de même nature

Le consommateur est donc à la recherche d’une certaine différenciation.

 

Commerce intra zone : tendance à échanger avec des pays ayant le même niveau de développement.

 

e)      Comment mesurer la progression des échanges

 

Cf. fiche avec les différents indicateurs.

On peut rajouter la compétitivité : capacité d’un pays à produire des biens et des services.

 

 

2)    Libre échange et protectionnisme

a)     Les avantages du libre-échange et de la spécialisation

 

Les économistes classiques s’intéressent à la notion de libre échange pour avoir de la croissance éco.

Adam Smith : « chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les productions où il a des avantages absolus » (= les coûts de production les plus faibles). Mais limite à cette théorie : si un seul pays réussit à produire à moindre prix la plupart des marchandises alors il n’y aura pas d’échanges.

Ricardo (1772-1823) Des principes de l’économie politique et de l’impôt. Pour pallier à cette limite il propose sa théorie des avantages comparatifs. Les pays ont intérêt à se spécialiser dans les productions dans lesquelles les pays ont le meilleur avantage comparatif (= le moins désavantagé).

 

L’origine de la spécialisation provient de la différence de dotation en facteur de production->théorème HOS (Hecksher/Ohlin/Samuelson).

Dans les analyses modernes du commerce international on s’intéresse au commerce intra branche ex : analyse de Linder et Vernon

 

Krugman, La mondialisation n’est pas coupable : vertus et limites du libre échange (2002)

Théorie des gains cumulatifs. Reprend les 3 types d’avantages à l’ouverture des économies : effet de dimension, effet de diversification, effet de concurrence.

 

 

b)     Libre échange et croissance

 

Cf. schéma vu en cours pour les effets positifs

Limites du libre-échange : au niveau de l’emploi, problèmes de la monnaie(peut faussé la concurrence grâce à l’arme de la dévaluation), toutes les spécialisations ne se valent pas, inégalités Nord/Sud, limite à la finance mondiale(crise de 2009)

=>Critiques des altermondialistes

 

 

c)  Les thèses protectionnistes

 

Ensemble des mesures ayant pour objectif de limiter ou de supprimer les importations de biens ou de services de façon à protéger l’activité intérieure du pays contre la concurrence étrangère.

Barrières tarifaires : les droits de douanes, taxes sur les produits importé afin d’en augmenter les prix.

Barrières non tarifaires : normes techniques ou sanitaires, les quotas, les lois limitant les investissements à l’étranger, les manipulations du taux de change, les passations des marchés publics, les subventions aux entreprises au aux acheteurs.

 

Justifications au protectionnisme :

  • Concurrence déloyale ou pratiques de dumping : coûtes de productions plus faibles du fait de non-respect de certaines réglementations.

Il existe plusieurs sortes de dumping : dumping environnemental, dumping fiscal, dumping social.

  • Friedrich List (1789-1846) parle du protectionnisme éducateur= pratique justifiable à court terme pour des économies naissantes car celles-ci ne sont ne sont pas adaptées au marché international.
  • L’argument inverse a été développé par Kaldor. Le protectionnisme est valable pour les industries vieillissantes afin de les réorienter vers des secteurs plus porteurs.

 

3)    L’insertion des pays en développement dans le commerce internationale : des stratégies diverses et risquées

a)  La place du Tiers monde dans le commerce international

 

Les pays d’Asie du Sud Est et la Chine ont su profiter du commerce mondial. A l’inverse d’autre pays, notamment les pays africains, ont vu leur part diminuée dans le commerce international.

Pays ayant fait du développement autocentré (développement du marché intérieur) : les pays d’Amérique Latine. Mais bien souvent échec.

 

b)  Les stratégies d’extraversion

 

S’oppose au développement autocentré, les marchés sont tournés vers l’extérieur. Cette stratégie vise à une augmentation des exportations=> hausse des revenus et des investissements.

L’échec des stratégies d’extraversion porte sur l’exportation des matières 1ères (pays africains) et les oligarchies mafieuses.

Les terres cultivables sont réservées à l’exportation au détriment des populations locales. De plus les cours des matières premières ont plutôt tendance à diminuer d’où une dégradation des termes de l’échange. Bhagwati parle de « croissance appauvrissante ».

Tentatives des organismes internationaux pour aider au développement des pays en difficultés => surendettement de ceux-ci.

 

Les NPI ont réussi à trier de la croissance de leur stratégie d’extraversion grâce à la remontée des filières.(cf. cours géographie )

Rôle de l’Etat extrêmement important dans ses pays car il offre des subventions aux entreprises pour favoriser le développement, forts investissements dans le secteur de l’éducation (formation de capital humain), mise en place d’avantages fiscaux pour favoriser les IDE, système de valeurs particulier où le collectif prime sur l’individu.

 

 

 

 

 

 

 

 

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